Superset s’adresse aux développeurs qui utilisent déjà des agents en ligne de commande, comme Claude Code, Codex, OpenCode ou Gemini CLI, et veulent en faire tourner plusieurs à la fois sans qu’ils se marchent dessus. Son application de bureau crée un espace de travail par tâche, adossé à un worktree Git, et réunit terminaux, diffs, ports et pull requests.
Singularity part du même principe (un agent, une branche isolée) mais organise le travail autour d’un board Kanban dont chaque ticket est la mission d’un agent. La vraie décision n’est donc pas « lequel lance le plus d’agents », mais : préférez-vous piloter des sessions d’agents et des pull requests GitHub, ou un flux de tickets qui s’intègrent un à un sur votre branche de base ?
Comparatif vérifié le 10 octobre 2026 à partir de la documentation officielle de Superset et de celle de Singularity. Il compare des workflows, sans benchmark de vitesse ni de qualité du code généré. Tarifs publics en USD/EUR tels qu’affichés, hors taxes et consommation des fournisseurs d’IA ; ils peuvent évoluer.
En bref
- Même fondation : un worktree Git par tâche, et vos propres agents CLI avec vos comptes. Aucun des deux ne revend d’abonnement à un modèle.
- Superset est centré sur la session et la pull request : catalogue très large d’agents, vue Tâches, agent coordinateur, revue et fusion des PR GitHub, application iPhone/iPad en offre Pro.
- Singularity est centré sur le ticket : dépendances, sous-tickets, planificateur, compte rendu, revue fichier par fichier, intégration par rebase et file de commits.
- Plateformes et prix : Superset cible macOS et facture le travail en équipe ; Singularity tourne sur macOS, Windows et Linux, et seule sa licence de plugins payants est facturée.
Présentation de Superset
Superset se présente comme une plateforme pour exécuter des agents de code en parallèle, « source-available » sous Elastic License 2.0 selon sa documentation, déclinée en application de bureau, application iPhone et iPad, CLI et serveur MCP. Son unité de base est le workspace : un worktree Git isolé sur sa propre branche, les conflits apparaissant à la fusion comme pour toute branche. Un workspace supprimé conserve son worktree 30 jours (workspaces), et un fichier .superset/config.json définit des scripts setup, teardown et run (scripts).
Superset ne fournit pas ses propres agents : il lance ceux que vous avez déjà dans ses terminaux. Sa page d’intégration en liste plus de vingt, dont Claude Code, Codex, Gemini CLI, OpenCode, Copilot, Cursor Agent, Mistral Vibe, Amp ou Kiro (intégration des agents) ; un chat intégré peut aussi utiliser vos clés d’API via OpenRouter, AWS Bedrock ou Google Vertex (fournisseurs).
La vue Tâches propose une liste et un board par statut, mêle tâches natives et issues Linear, et son action « Run in workspace » crée un workspace par tâche avec l’agent déjà lancé (Tâches). Une skill d’orchestration permet à Claude Code ou Codex de coordonner des workers, chacun dans son workspace, via superset agents create (orchestration). Le diff viewer gère indexation, commit et push (diff viewer) ; la vue Pull requests envoie un commentaire de ligne à un agent et fusionne via GitHub en squash, merge commit ou rebase (pull requests). ⌘O ouvre le workspace dans Cursor, VS Code, Zed, un IDE JetBrains ou d’autres éditeurs (intégration IDE).
L’application tourne sur macOS (Apple Silicon et Intel) ; une AppImage Linux x64 est expérimentale et Windows n’est pas encore disponible (installation). L’offre Free est gratuite pour un utilisateur en local ; Pro coûte 20 USD par utilisateur et par mois, ou 15 USD en facturation annuelle, et ajoute utilisateurs illimités, accès distant, automatisations, Linear, Slack et mobile ; Enterprise est sur devis (tarifs Superset). L’éditeur détaille sa vision dans un guide sur les agents parallèles.
Singularity en quelques mots
Singularity est un ADE (Agentic Development Environment) de bureau édité par Meteor Factory : éditeur avec serveurs de langage, terminaux natifs, client Git (graphe, diffs, remise, worktrees), espaces de travail multi-projets et board Kanban qui sert de surface d’exécution aux agents. Un ticket porte la description, la priorité, les dépendances et la configuration de l’agent, puis conserve le compte rendu et une résolution courte.
En mode worktree, chaque exécution travaille dans son propre worktree Git ; les commits sont rejoués sur la base par rebase, une file d’intégration ordonne les tickets d’un projet, et le résultat est intégré automatiquement ou attend dans l’onglet Revue. Singularity pilote sept fournisseurs via leurs CLI (Claude Code, Codex, Copilot, Cursor, Gemini, Mistral, Ollama) avec vos comptes. L’application est gratuite ; la Singularity Licence (24 € par mois et par poste, essai de 14 jours) débloque seulement les plugins payants du Marketplace, comme Pipelines. Logiciel propriétaire, disponible sur macOS, Windows et Linux (installation).
Tableau comparatif
| Critère | Singularity | Superset |
|---|---|---|
| Nature du produit | ADE de bureau : éditeur, terminaux, client Git, LSP et board Kanban d’exécution des agents ; propriétaire | Application de bureau pour lancer des agents CLI en parallèle, avec CLI, serveur MCP et app iPhone/iPad ; source-available (Elastic License 2.0) |
| Point d’entrée | Un ticket sur le board Mission Control | Un workspace ou une tâche, puis un agent dans son terminal |
| Exécution des agents | Pilote localement le CLI du fournisseur, avec passerelle MCP propre à la session et bac à sable optionnel | Agents CLI dans les terminaux du workspace ; chat intégré avec clés d’API ; espaces cloud et accès distant selon l’offre |
| Parallélisme et isolation | Un worktree par ticket ; limite d’agents simultanés ; planificateur qui respecte dépendances et priorités | Un worktree par workspace ; un agent coordinateur peut créer des workers via la CLI |
| Suivi du travail | Kanban à six statuts, sous-tickets, « Bloqué par », compte rendu par ticket | Vue Tâches en liste ou board par statut, issues Linear, page Workspaces groupée par état |
| Revue et intégration Git | Approbation par fichier, notes, fusion partielle, relance avec retour ; rebase local et file de commits | Diff viewer (indexation, commit, push) ; revue des PR GitHub, commentaires de ligne vers l’agent, fusion via GitHub |
| Modèles et fournisseurs | Claude Code, Codex, Copilot, Cursor, Gemini, Mistral, Ollama ; vos comptes | Plus de vingt agents CLI listés ; vos comptes ou clés |
| Extensions | Marketplace propre, modules signés avec permissions ; plugin payant Pipelines (CI/CD) | CLI, SDK TypeScript, serveur MCP, skills ; intégrations Linear et Slack ; ouverture dans votre IDE |
| Plateformes | macOS (Apple Silicon, Intel), Windows (x64, ARM64), Linux (AppImage, .deb) | macOS (Apple Silicon, Intel) ; Linux x64 expérimental ; pas de Windows ; app iPhone/iPad |
| Tarifs | Application gratuite ; Singularity Licence 24 € par mois et par poste pour les plugins payants | Free (1 utilisateur, local) ; Pro 20 USD par utilisateur et par mois, ou 15 USD en annuel ; Enterprise sur devis |
Une même fonctionnalité dans les deux outils
Prenons une demande courante : un export CSV des factures, avec un endpoint d’API et un bouton dans l’interface. Le bouton dépend de l’endpoint.
Dans Superset, vous créez deux tâches ou deux workspaces ; le script setup installe les dépendances, puis vous lancez par exemple Claude Code sur l’endpoint et Codex sur le bouton. Aucune dépendance formelle entre tâches n’étant décrite, c’est à vous (ou à un agent coordinateur) de décider quand démarrer le bouton : tout de suite avec un contrat d’API dans la consigne, ou après la fusion de l’endpoint. Chaque workspace aboutit à une pull request que vous relisez, commentez puis fusionnez.
Dans Singularity, le ticket « bouton » est marqué Bloqué par le ticket « endpoint ». Le planificateur lance l’endpoint, attend son intégration, puis démarre le bouton sur une base qui contient déjà l’API. La carte affiche la phase de l’agent ; une question bloquante met le ticket en attente ; l’agent termine par un compte rendu. Fusion automatique désactivée, vous approuvez chaque fichier, annotez ou relancez avec votre retour, puis l’intégration se fait par rebase.
Dans les deux cas, la qualité dépend surtout de la consigne et des tests. La différence tient à ce que l’outil retient : des sessions, des diffs et des PR chez Superset ; un ticket, ses dépendances et son résultat chez Singularity.
Suivi, revue et intégration
Superset raisonne en workspaces et en sessions. C’est souple : n’importe quel agent CLI, plusieurs agents sur le même problème pour comparer, ou un coordinateur qui répartit le travail. La mémoire durable reste la branche, la PR et votre outil de tickets, Linear en tête. La fin du cycle passe par GitHub : commentaires de lignes renvoyés à un agent, fusion avec les mêmes effets que sur github.com. Pour une équipe dont la revue passe déjà par des PR, c’est un prolongement naturel.
Singularity fait du ticket la mémoire du travail : carte du board, cahier des charges lu par l’agent et fil qui garde tentatives, échanges et compte rendu. Les statuts distinguent exécution active, attente explicite et échec relançable ; un parent peut attendre ses sous-tickets puis synthétiser leurs résultats. L’onglet Revue permet d’approuver fichier par fichier, de fusionner seulement les fichiers approuvés ou de relancer avec vos notes ; la file de commits sérialise les intégrations concurrentes. Vous poussez et ouvrez ensuite une PR comme d’habitude. Dans les deux outils, un rebase ou une fusion propre ne prouve pas l’absence de régression : relancez les tests.
Coûts, plateformes et données
Les deux outils laissent la facture des modèles à vos fournisseurs. Superset est gratuit pour un utilisateur local et devient payant pour les équipes, l’accès distant, les automatisations ou le mobile. Singularity ne facture pas l’application, quel que soit le nombre d’agents, de projets ou de worktrees.
Superset est une application macOS avec un Linux expérimental, mais propose une app iPhone/iPad que Singularity n’a pas ; Singularity publie des installeurs macOS, Windows et Linux. Les deux exécutent les agents sur votre poste par défaut : Superset indique que dépôts et sessions restent sur la machine, Singularity garde ses données dans une base SQLite locale. Prompts et extraits de code transitent par le fournisseur d’IA choisi, sauf modèle local via Ollama.
Où Superset est plus fort
- Catalogue d’agents : plus de vingt agents CLI documentés.
- Parcours GitHub : liste des PR, commentaires de lignes vers les agents, fusion depuis l’application.
- Automatisation : CLI, SDK TypeScript, serveur MCP et agent coordinateur.
- Mobilité et équipe : app iPhone/iPad, accès distant, intégrations Linear et Slack en Pro.
- Licence : code consultable sous Elastic License 2.0.
Où Singularity se distingue
- Le ticket comme mission : dépendances, sous-tickets, planificateur et limite d’agents simultanés.
- Revue fine : approbation par fichier, notes sur une sélection, fusion partielle.
- Intégration linéaire : rebase et file de commits, sans PR obligatoire.
- Environnement complet : éditeur, 31 serveurs de langage disponibles, terminaux et cockpit Git.
- Plateformes et prix : macOS, Windows et Linux, application gratuite.
Peut-on utiliser les deux ?
Oui, si deux outils ne gèrent jamais la même branche. Les deux travaillent sur des dépôts Git ordinaires et pilotent les mêmes CLI (Claude Code, Codex, Copilot, Cursor, Gemini, Mistral). Gardez par exemple Superset pour les explorations et la revue de PR, et Singularity pour les chantiers découpés en tickets dépendants. Git interdit d’extraire une même branche dans deux worktrees : laissez chaque outil créer ses branches.
Quel outil choisir ?
- Sur Mac, dans les PR GitHub, avec envie de tester beaucoup d’agents : Superset.
- Suivi depuis un iPhone ou accès partagé en équipe : Superset Pro.
- Travail en tickets dépendants avec compte rendu par mission : Singularity.
- Postes Windows ou Linux : Singularity.
- Éditeur, Git et agents dans une seule application : Singularity.
Pour un autre gestionnaire d’agents sur Mac, voyez Singularity vs Conductor.
Protocole d’essai
- Choisissez un dépôt avec des tests et une fonctionnalité en deux parties dépendantes.
- Utilisez le même agent (par exemple Claude Code) dans les deux outils.
- Dans Superset, créez deux workspaces avec un script
setup; dans Singularity, deux tickets reliés par « Bloqué par », fusion automatique désactivée. - Comptez vos interventions : questions, relances, gestion de l’ordre.
- Relisez, intégrez, puis lancez toute la suite de tests sur la branche de base.
- Une semaine plus tard, vérifiez ce qui reste facile à retrouver : PR et sessions, ou tickets et comptes rendus.
Questions fréquentes
Superset ou Singularity incluent-ils un abonnement aux modèles ?
Non. Superset indique que vous utilisez vos comptes ou clés sur toutes ses offres, et Singularity pilote les CLI de vos fournisseurs avec vos comptes. La consommation est facturée par ces fournisseurs.
Superset fonctionne-t-il sous Windows ?
Pas au 10 octobre 2026 : sa page d’installation indique que Windows n’est pas encore disponible et que Linux x64 est expérimental. Singularity publie des paquets macOS, Windows et Linux.
Superset est-il open source ?
Il se décrit comme « source-available » sous Elastic License 2.0 : le code est consultable, avec les restrictions propres à cette licence. Singularity est propriétaire.
Les worktrees évitent-ils tous les conflits ?
Ils empêchent deux agents d’écrire dans les mêmes fichiers de travail. Des conflits Git ou sémantiques peuvent apparaître à la fusion chez Superset, ou au rebase chez Singularity ; tests et relecture restent indispensables.
Pour aller plus loin, consultez tous les comparatifs Singularity, dont Singularity vs Claude Code, suivez le guide de démarrage ou téléchargez Singularity.